L’actualité récente ne fait que confirmer les craintes que l’on peut nourrir quant à l’avenir de notre pays si une gauche plurielle nouvelle formule venait à devenir majoritaire.
Les primaires socialistes se sont transformées en un concours de promesses les plus démagogiques, les plus archaïques, les plus irréalisables, parmi lesquelles les nationalisations de banques, l’interdiction des licenciements, le blocages des prix…
Quant aux engagements qu’on ose à peine qualifier de plus « raisonnables », à aucun moment il n’est expliqué comment ils seront financées.
À cela s’ajoute le sectarisme des Verts, dont le PS serait l’otage en cas de retour au pouvoir. Cette capitulation prévisible des socialistes face à leurs alliés a déjà pu être vérifiée lors de la dernière séance du Conseil régional d’Île-de-France, lors de laquelle les Verts ont présenté un voeu destiné à engager la sortie du nucléaire : les élus du groupe socialiste n’ont pas eu le courage de prendre part au vote…
Cette même session a été l’occasion de mesurer l’impact de l’alliance PS/Verts sur la qualité de vie dans nos villes, avec le système de « critérisation » des aides régionales. Il s’agit de moduler les aides et subventions en fonction de critères complexes et opaques, définis unilatéralement par le Conseil régional. Un tel système aboutira mécaniquement à exclure un grand nombre de communes franciliennes – et donc leurs habitants, qui s’acquittent pourtant de leurs impôts au profit de la Région – des aides régionales. Son caractère arbitraire laisse de plus à présager qu’il favorisera les communes proches de la majorité régionale.
Il est dès lors facile d’imaginer les conséquences qu’aurait la victoire de cette même coalition au niveau national…